• Lorsqu'on parle de "ou", "on", ..., plusieurs termes de vocabulaire coexistent dans la pratique orthophonique : sons complexes, digraphes voire bigraphes...

    Dans ce livre, les auteurs proposent d'utiliser le terme "graphème composé". En effet, ces groupes de lettres correspondent à des graphèmes : il est donc impropre de les appeler sons (lorsqu'on les voit écrits, ce sont des graphèmes, pas des phonèmes) ou digraphes, puisqu'il n'y a qu'un graphème.

    Ajout le 08/08/13 : Dans le dictionnaire d'orthophonie de 2004, on utilise le terme de "digramme" (mais "trigramme" n'y est pas).

    Dans ce blog, j'utilise donc maintenant le terme de graphème composé et vous avez sur le blog un thème qui s'intitule "graphème composé".

    Quel terme utilisez-vous et pourquoi ?


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  • Sur un groupe de FB, on posait la question de comment utiliser les alphas. Avant de répondre à cette question, il faut s’en poser une autre. A quoi servent les alphas ? Ils permettent de faire un lien direct entre un graphème et un phonème, à l’aide d’une petite histoire. Ils vont donc aider les enfants à mémoriser les correspondances graphème-phonème. Par ailleurs, leur enrobage est ludique et permet d’apporter cette dimension dans un apprentissage qui paraît rébarbatif pour certains enfants.

    Comment ai-je utilisé les alphas ?

    Trois enfants dysphasiques que j’ai suivis avaient bénéficié des alphas dans leur école avant de venir dans l’institution où je travaillais. Pour le premier, j’ai assez peu repris cela, il en a eu peu besoin, sauf pour le « g ». Il parlait du gulu et pouvait ainsi soit écrire correctement ce graphème, voire le lire parfois. Pour le deuxième, je les ai réutilisés car il faisait de grosses confusions « b » et « d » et ce lien graphème-phonème avec les alphas s’intègre parfaitement à ce que je propose dans la rééducation des confusions (voir ). Enfin, avec la troisième enfant, nous avons repris les alphas, pour la transcription et pour les graphèmes composés, car c’étaient deux tâches compliquées pour elle. C’est pour elle que j’ai investi dans le loto des alphas qui permet de travailler et la transcription, et les graphèmes composés (c’est dans cette boîte que se trouvent les histoires de « ou », « an » et autres …).  Pour la transcription, je décris la façon dont je procède dans mon loto p. Ainsi, je dis à l’enfant qu’on va jouer au loto. Pour cela, il faut préparer le jeu. Pour les planches choisies, il doit choisir les alphas mobiles. Puis, en copie différée, il écrit les mots de la planche (un à la fois ou plusieurs, selon les possibilités de l’enfant). Enfin, une fois que tous les mots ont été écrits, on ne prend que les alphas dont on a besoin pour les planches. On pioche chacun son tour un alpha et on s’aide des mots écrits en copie différée pour savoir où va l’alpha pioché.

    Cette année, je suis un petit garçon qui a une dysphasie lexicale-syntaxique, autrement dit, il a un trouble d’évocation lexicale majeur. Après quelques séances en imprégnation syllabique seule, je me suis aperçue que la fusion phonémique ne lui posait pas de problème mais qu’il avait du mal à retenir la correspondance grapho-phonémique. Comme c’est un enfant assez immature, il a vraiment adhéré aux alphas et ainsi, il retient les correspondances. Il ajoute parfois un geste qu’il a créé seul, que je guide parfois pour qu’il ressemble aux gestes Borel. Nous utilisons aussi le loto des alphas pour travailler la transcription. Je ne lui ai pas raconté le conte. Je voulais travailler avec les parents pour qu’ils le fassent (je ne l’ai pas fait assez). Je lui racontais juste les petites histoires pour se souvenir des phonèmes.

    Pour moi, l’indispensable : les figurines (personnellement, je les emprunte à une collègue), le loto des alphas et le conte. Ensuite, on trouve des tas de choses sur le net (comme sur mon blog, dans la rubrique aphas et IS), notamment la police des alphas (téléchargeable ici) indispensable pour créer soi-même des exercices.

    En conclusion, l’utilisation de cette méthode, comme de toutes les autres, ne doit pas être systématique mais peut aider certaines rééducations et c’est ce que j’ai essayé de vous faire partager dans cet article.

    Le site officiel des alphas : la planère des alphas.


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  • En ce moment, je me questionne beaucoup sur évaluer le bénéfice des rééducations. Pour plusieurs raisons :

    1/ Je fais deux bilans d'évolution de deux enfants.

    2/ Dans mon travail, nous sommes en pleine révision de PIA. Pour ceux qui ne travaillent pas dans le secteur médico-social (je ne connaissais pas il y a un an), PIA, ça veut dire Projet Individualisé d'Accompagnement. Sur le Net, on trouve ça. Dans le centre où je travaille, on détermine des objectifs précis en début d'année (du style produire des phrases Sujet + Verbe + Complément) et à la fin de l'année scolaire, c'est la révision de PIA et on dit si les objectifs sont atteints ou pas.

    3/ J'ai lu le dernier livre de Marie-Anne Schelstraete qui parle justement de cela et propose l'utilisation des lignes de base.

    Ainsi, en faisant le bilan d'évolution de V. (j'ai changé même son initiale à ce petit patient), je me suis rendue compte que l'objectif comprendre et produire des phrases avec des verbes pronominaux que je croyais acquis ne l'était pas. V. est un enfant atteint d'un syndrome induisant une surdité. Il a été implanté à l'âge d'un an des deux côtés et a une très bonne récupération et un assez bon niveau de langage oral. Il a 7 ans bientôt. On a travaillé sur cette structure en début d'année dans tous les sens possibles (enfin, je croyais), c'était OK, à tel point que V. faisait des surgénéralisations (je me tombe). Mais là, lors du bilan, aucun verbe pronominal, ni en compréhension (O-52), ni en production (TCG-R), ni en compréhension écrite (LMC-R). Il va falloir que je réfléchisse à quoi faire de plus et de mieux pour que cet enfant y arrive de façon stable. Je vous ferai part de mes réflexions.

    Prochainement, je ferai aussi un article sur les lignes de base (et plus d'un, je pense)...


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  • Dans mon précédent travail, nous avions beaucoup réfléchi sur l'utilisation de la reconnaissance vocale chez les enfants dyslexiques et une partie de notre travail se trouve dans l'article que Cécilia Galbiati et moi avions écrit à l'occasion des entretiens d'orthophonie de Bichat en 2011.

    Nous nous étions focalisées sur cet outil parmi tous ceux qu'on peut proposer aux enfants notamment parce que les autres étaient peu accessibles aux enfants que nous voyions, souvent trop sévérement atteints. Par exemple, leurs productions étaient tellement éloignées de la cible et ils lisaient tellement peu que l'utilisation d'un prédicteur de mots était trop laborieux.

    Hier, j'ai proposé un prédicteur de mots à un jeune dysphasique qui avait écrit la suite du texte des oiseaux. J'ai utilisé Dicom, très facile d'installation et d'utilisation (si ce n'est que l'utilisation des touches fonction est peu intuitive) et atout non négligeable, gratuit. Il est suffisamment lecteur pour repérer le mot dont il a besoin dans ceux qui s'affichent, peut proposer des orthographes alternatives si le mot n'apparaît pas. Cela mériterait qu'on travaille un peu encore dessus avant qu'il ne soit autonome.


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  • Au hasard de mes surfs, je suis tombé sur ce site qui permet de créer des mini-livres A4 très facilement. Je cherchais ce que je pouvais faire comme activité avec ces livres en-dehors de créer une histoire. Pour l'instant, je n'ai pas trouvé. Par contre, avec le groupe d'enfants dysphasiques, on a créé des histoires sur le principe décrit dans ce livre.

     

    jeux de mots jeux nouveaux


    Le jeu s'appelle duel de mots.

    Les enfants donnent des mots isolés, on les assemble deux par deux, puis on dessine ce que cela peut être et enfin, on écrit une histoire. Cette activité a beaucoup plu aux enfants. Nous avons 3 histoires (en dictée à l'adulte, car leur niveau n'est pas suffisant pour écrire seuls) et voilà ce que ça donne. Il y a le camion à muguet, le lapin en caillou et le dragon en moto (celle-ci n'est pas terminée).

    Racontez-moi si vous tentez l'expérience ou si vous avez d'autres idées ;)

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