• Certains petits ont parfois du mal à s'intéresser à ce qu'on dessine, ce qui peut être un frein mais aiment qu'on chante. Je propose donc une petite vidéo qui vous montre comment je dessine un escargot en chantant la comptine "Petit escargot". Je l'ai encore très peu utilisée. Mais j'imagine rebondir sur les différents segments de la chanson pouvant ensuite illustrer un pictogramme pour chaque : "escargot" "maisonnette" "il pleut" "heureux".

    Et vous, que voyez-vous comme application ? Avez-vous déjà dessiné en chantant sur d'autres comptines ?

    C'est la première fois que vous venez sur le blog ? Un document pour vous aider à voir ce que vous pouvez y trouver dans ce billet.


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  • Cela ne méritait pas une annoncée en grandes pompes sur le blog. Mais aujourd'hui, j'ai fait un petit truc avec une enfant qui ne coûte rien, qui est efficace et qui lui a plus. Alors autant partager cette petite surprise !

    Dans mes tableaux Pinterest, j'en ai un avec des grandes images, toujours très utiles en orthophonie. Et notamment, pour travailler le "il y a". Je travaille souvent le "il y a" en préambule aux phrases de type "il y a ... qui", qui est la première étape pour l'introduction du "qui" avant l'utilisation en véritable relatif.

    Donc j'ai utilisé cette grande image-là.

    Les grandes images de Pinterest

    On a fait la liste des pièces de la maison. J'ai écrit leurs noms sur des étiquettes. Ensuite, une fois que la liste était complète, on piochait chacune notre tour une étiquette pour faire une phrase "dans le/la ....(nom de la pièce), il y a ...". Pour que ce soit plus drôle, on a ajouté des phrases fausse : dans la cuisine, il y a un lit et l'autre devait dire si c'était vrai ou faux.

    La prochaine fois, on pourra prendre la même image pour dire "il y a un garçon qui ...".

     

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  • L'intérêt de Pinterest, c'est aussi d'avoir accès à des blogs en anglais des orthophonistes anglophones, les "speech and language therapists". Ainsi, j'ai pu voir que nos collègues sur leurs blogs partagent beaucoup de fichiers très pratiques, un peu comme la fiche de transmission que j'ai diffusée l'an dernier ici.

     

    Depuis un temps, une des fiches fréquemment partagée me faisait de l’œil. Il s'agit d'une fiche qui permet de voir les progrès de l'enfant en articulation. Voici un lien vers mon tableau Pinterest qui répertorie les feuilles de ce style, en anglais. J'ai traduit et ai adapté et ça donne ce document que je partage aujourd'hui en format Word, comme ça vous pouvez modifier.

    Je l'ai aussi essayée et voici ce que ça donne quand on la remplit. Je trouve ça très pratique et cela s'insère bien dans l'evidence based practice.

    Document pour visualiser les progrès en articulation

    Avez-vous un fichier de ce type ? Avez-vous déjà surfé sur les blogs des speech therapists ?

     

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  • Aujourd'hui je vais vous parler de la boite à souffle. Je vous vois déjà : "mais… mais… tu ne dis pas dans tes formations que les praxies buccofaciales ne sont pas utiles dans la rééducation de l'articulation et de la phonologie". Oui, c'est vrai et ce n'est pas moi qui le dis mais les articles scientifiques. Vous pouvez trouver une analyse de ses articles sur le blog tout cuit dans le bec, dans l'article de Line Charron sur la dyspraxie verbale ainsi que dans le livre de Christelle Maillart dont je parle ici.

    Alors, pourquoi je vous présente cette boite à souffle ? Comme le dit Line Charron, le travail des praxies buccofaciales peut être utile quand on veut travailler une praxie en lien direct avec les mouvements qu'on propose. Elle cite l'exemple de la paille. Moi je vais prendre l'exemple d'un enfant qui ne ferme pas sa bouche. Ce petit garçon dont je vous ai déjà parlé ici et moi avons obtenu cette fermeture de bouche en travaillant sur le souffle, en commençant par le souffle buccal. Un autre intérêt mis en avant par mes collègues sur un groupe Facebook réside dans le plaisir qu'on peut avoir, petit patient et orthophoniste, quand on fait des praxies. J'ai bien du mal à trouver du plaisir, personnellement, en faisant des praxies buccofaciales autour de la langue. Par contre, la mobilisation du souffle autour de jeux que les enfants apprécient peut-être vraiment source de joie pour eux. Qui n'a jamais entendu de rire autour des jeux de bulle ?

     

    Dans une boîte à souffle, il doit y avoir plusieurs types de matériel : celui dans lequel on souffle, comme les flutes, où les lèvres sont serrées autour d'un tuyau et celui sur lequel on souffle, comme les bulles ou la bougie. J'avais acheté un lot dans une célèbre boutique de matériel orthophonique pour pas cher et j'ai aussi ajouté des petits jeux kinder (j'adore les œufs kinder) et ensuite, bougie, bulles, qu'on trouve partout.

     

    La boite à souffle

     

    Et vous, qu'avez-vous comme matériel de souffle ? Pour qui et pour quoi utilisez-vous ce matériel ?

    Une page du blog de hoptoys avec des idées de travail sur le souffle ici.

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  • Syllabe

    Combien de syllabes dans "âne" ?

    Il y a deux réponses selon que l'on parle d'oral ou d'écrit.

    J'avais apporté une réponse , dans les commentaires.

    A l'oral, la syllabe se définit par "combinaison de phonèmes dont le noyau est pratiquement toujours une voyelle, et qui constitue l'unité rythmique de la chaine parlée." pour le dictionnaire d'orthophonie (OrthoEditions). Pour le CNRTL, c'est "[une] voyelle ou [un] groupe de lettres qui se prononcent d'une seule émission de voix". Il y a donc une seule syllabe.

    A l'écrit, si vous avez à découper ce mot pour changer de ligne (vous ne couperez pas "âne" parce que trop court mais vous couperiez "Caroline"), vous le feriez après a, donc il y a bien deux syllabes. Le dictionnaire d'orthophonie fait aussi cette différence dans sa définition : "à l'écrit, la correspondance avec le découpage oral n'est pas toujours réalisée."

    La question du nombre de syllabes se pose en orthophonie quand on travaille sur la conscience syllabique.

    Il y a des avantages et des inconvénients à chaque "mode" de comptage. Le comptage oral semble à privilégier puisqu'on est sur une tâche orale, le découpage syllabique écrit est arbitraire, il dépend de l'orthographe : ainsi, "peur" et "beurre" n'ont pas le même nombre de syllabes à l'écrit pour des raisons orthographiques mais à l'oral, il n'y en a qu'une dans les deux cas.

    Mais la syllabation écrite a un intérêt lorsque les enfants sont proches de l'acquisition de la lecture (ou qu'ils sont en plein dedans), cela les sensibilise à leur déchiffrage non porteur de sens au départ quand ils vont lire "a....ne" et qu'ils ne sauront pas quel mot c'est, stade fréquent chez les enfants dysphasiques par exemple et même chose pour la transcription, qui est facilitée par une syllabation écrite. Lorsqu'on a beaucoup syllabé en syllabes écrites dans les exercices de conscience syllabique, cette étape est plus facile à franchir. On pourra me dire et c'est ce qu'on dit aux enfants : "dans la vraie vie, on ne dit pas â-ne", ce à quoi je réponds "oui, c'est vrai, sauf au début de la lecture..." On peut penser aussi que cela va inciter les enfants à parler comme ça, en hachant les syllabes. Parmi les enfants que j'ai suivis, dysphasiques, dyslexiques, sourds, je n'ai jamais entendu un enfant parler comme ça. Mais je suis curieuse de savoir si un de mes lecteurs en a déjà rencontrés.

    Concrètement, comment je procède ?

    D'abord, je fais attention aux mots présents dans l'exercice ou le jeu proposé. Si je ne veux pas me casser la tête ou que je n'ai pas besoin de ces satanées syllabes qui parfois en sont et parfois n'en sont pas, je les enlève. Si j'ai oublié de vérifier ou que je veux le travailler, si je suis avec un petit, j'accepte toutes ses propositions qu'il compte oral ou écrit (avec un petit, il y a peu de chances qu'il propose â-ne).

    Si je veux que l'enfant commence à se sensibiliser à ces syllabes écrites, je lui propose ce découpage après qu'il m'a proposé le sien en lui disant que les deux sont possibles.

    Le dernier problème, c'est si dans le même exercice, il y a "tiroir" et "armoire". 2 syllabes orales toujours mais pas le même nombre de syllabes écrites à cause du "e". J'évite de me mettre dans cette situation devant un enfant à qui je ne pourrai pas expliquer la différence pour qu'il la comprenne.

     

    Et vous, comment faites -vous ? Cette question pose d'autres questions sur le rapport à la norme, notamment en terme de langue, qui est particulièrement intéressant dans notre pratique orthophonique.

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